


Après avoir suivi un cursus à l'école graphique de Rennes, Emmanuel a décidé de se lancer dans la création d'oeuvres originales, travaillées à partir de divers matériaux de récupération.
Aujourd'hui, Emmanuel souhaite laisser s'exprimer le potentiel de ses sculptures dans leur espace "naturel". "Je passe beaucoup de temps à étudier les formes, les proportions, les caractéristiques des animaux, pour ensuite les reproduire en respectant leur morphologie.

Imaginons une mutation de ces animaux par réaction à l'attitude des humains : les écailles disparaissent faisant place à des plaques de blindage en métal, des moteurs ou se greffent pour gagner de vitesse les hommes dans leurs bateaux; les yeux sont remplacés par des objectifs pour mieux voir les poursuivants.
Le jour de cette métamorphose, j'imagine la stupeur du pêcheur de trophées, ayant ferré au bout de sa ligne "high tech" un " animal technologique " aussi rapide et terrifiant qu'un avion de chasse.
Une première exposition sous-marine, coordonnée par l'ADACAS, a été organisée lors de la 2ème manche de la coupe de France AIDA d'apnée en 2004.
Je travaille le corps avec des plaques d'aluminium, d'acier inox, de cuivre, pour obtenir l'aspect d'une carlingue d'avion ou du sous-marin "Nautilus" du capitaine Nemo.
Passant à la phase suivante, je fouille dans mon stock de pièces d'avions, de motos anciennes, d'accastillage de bateaux, de pièces d'ornement d'autos anciennes.
Certains animaux sont démesurément grands, certaines espèces fragilisées, sont en voie de disparition à cause de l'homme, redoutable prédateur.

