

Ce chapitre concerne les expériences de danse subaquatique, conçues pour être observées en milieu sous-marin. Les chorégraphes, les artistes et les compagnies pratiquant une forme de danse subaquatique utilisent le terme de "chorégraphie subaquatique".
Dans ce domaine, les distinctions sont subtiles et le terme "chorégraphie subaquatique" épouse de nombreuses définitions selon les sites visités : mouvements fluides des poissons ou des mammifères marins, compétences de mannequins subaquatiques ou encore réalisation vidéo.
Il est certain que de nombreux chorégraphes ou amateurs s'y sont essayés, mais les informations dont nous disposons sont récentes et concernent avant tout des pays comme la France et le Canada.
Pour information, nous souhaiterions marquer une distinction avec la natation synchronisée qui, en plus de bénéficier d'une notoriété suffisamment établie, est une danse créée avant tout pour être observée depuis la surface, très proche des disciplines gymniques. Les images sous-marines de ces charmantes naïades agrémentent le spectacle mais n'en sont pas l'objet premier.

A notre connaissance, la première trace de chorégraphie subaquatique moderne concerne la chorégraphie subaquatique de Daniel Larrieu, dont le film "Waterproof" réalisé par Jean-Louis Letacon fût primé à Antibes par la palme d'or en 1989.
La même année, Yves Langlois réalise avec la compagnie de danse subaquatique H3O une série de 4 vidéos intitulées "OMO", "Aya", "Aquarium" et "Delirium" ainsi qu'un reportage intitulé "H3O, symbole de la subdanse" montrant leur travail diffusé dans divers pays. "Delirium" a reçu une médaille d'argent au 33ème International Film and Television of New York.
A titre informatif, la compagnie H3O et Daniel Godbout sont à l'origine des activités "subdanse" et "mouvance en eau". Fluidité, respiration et relaxation sont les maîtres-mots de ces activités innovantes.
Michel Redolfi a également agrémenté certains de ces spectacles par une chorégraphie subaquatique comme en 1993 avec Crysallis, d'une chorégraphie de Ciro Carcatellao interprétée par le Corpus Art Ballet, ou encore en 2000 lors du spectacle Mare Sonans.
En 1998, le spectacle "Dry-Wet" est présenté à l'occasion du 18ème festival Montpellier-Danse sur une chorégraphie de Patrice Barthès avec la compagnie Eva Luna, musique et sonorisation de Michel Redolfi. Présenté à la piscine olympique Antigone devant 1300 visiteurs, le spectacle alternait des phases aériennes et subaquatiques. Une centaine de visiteurs en maillot étaient présents dans la piscine pour nager en compagnie des danseurs et apprécier leur chorégraphie en direct. Pour le reste des spectateurs, une vidéo sous-marine en direct était projetée sur un mur.
