

Au cours des 10 dernières années, 3500 projets d'installation de structures artificielles récifales ont été conduits par l'organisation internationale non gouvernementale ReefBall à travers le monde entier. L'organisation se vante d'avoir créé un béton de ph neutre permettant la création de structures solides et inofensives pour l'environnement, aux propriétés de fixation uniques.
L'organisation est particulièrement bien pensée et la machine tourne à plein régime. Une société annexe propose même l'option mémorial sous-marin, permettant d'immerger les cendres d'un proche en même temps qu'une reef ball . Tout cela peut faire tiquer mais force est de constater que leurs travaux donnent des résultats.
Le fonctionnement des Reef Ball est commenté dans la seconde moitié de cet article en ligne.


Les récifs artificiels rencontrent un succès d'estime assez important depuis quelques années. Dans la gamme des projets liés au développement durable, ils semblent satisfaire bon nombre des acteurs concernés, particularité assez rare pour être signalée.
Les premiers récifs artificiels connus apparaissent au Japon au 17ème siècle sous la forme de structures de bambous et sont destinés à favoriser les activités liées à la pêche. C'est seuleument à partir du 20ème siècle que les pays occidentaux vont s'intéresser à cette méthode, à commencer par les Etats-Unis. Des récifs artificiels sont aujourd'hui installés à proximité des côtes de nombreux pays.
Trois types d'usages se distinguent pour les récifs :
Le premier est de type économique. L'installation d'un récif dans un secteur pauvre permet vraisemblablement d'augmenter la biomasse disponible. La concentration de poissons dans la zone concernée favorise les activités liés à la pêche et dynamise le secteur.
Le second usage est bien sûr écologique. Lorsque le type de récifs artificiels le permet, de nombreuses formes de vie colonisent le secteur. Certains récifs sont également utilisés afin de limiter l'usage du chalut sur les fonds sableux tandis que d'autres. Enfin, un récif peut permettre de diminuer les phénomènes d'érosion liés aux flux marins. Enfin, la création d'un récif artificiel réclame la création d'un statut juridique particulier pour la zone concerné et entraîne de nombreuses procédures, parmi lesquelles un suivi scientifique, permettant de mieux comprendre les phénomènes liés à l'installation de récifs. (lien vers Ospar)
Troisième et dernier usage de ces récifs artificiels : un usage récréatif, et pas seuleument pour les seuls plongeurs. Rappelons ainsi que certains récifs ont été installé afin de créer des spots de surf dans des endroits qui en étaient dépourvus ou aux conditions décevantes. Mais en ce qui concerne l'ADACAS, la création d'un spot de plongée reste l'intérêt majeur d'un récif artificiel.
En effet, les activités de récréation en mer (plaisance, pêche de loisir, plongée), l'envasement suite à la construction d'ouvrages sur la mer, les pollutions par les eaux usées, l'arrivée excessive de sels nutritifs comme les nitrates ou les phosphates, la pollution thermique et la surpêche ont contribué à la mauvaise santé de beaucoup d'écosystèmes récifaux naturels.
La création d'un récif artificiel entraîne donc plusieurs bénéfices :
- diminution de la pression sur les sites naturels
- site supplémentaire à visiter dans un secteur géographique donné
- lieu de pratique et d'entraînement pour les débutants
Dès lors, il est possible de dinstinguer trois types de récifs, selon leur nature.
La première catégorie est la plus évidente et la plus familière : des bateaux aux tanks en passant par les voitures, les avions et les poteaux EDF, tous ces déchets peuvent être déposés au fond et former un site artificiel. Assimilée au recyclage, cette catégorie demande de gros efforts de dépollution et ne présente que peu d'avantages pour la fixation de faune et de flore à longue durée. En effet, les structures métalliques finissent par se disloquer du fait de l'oxydation. Citons pour l'exemple, la quantité de véhicules et engins militaires immergés à proximité d'une plage Cubaine ou encore le récif d'Osbome au large des côtes de Floride composé lui de deux millions de pneus au large des côtes américaines.
La catégorie suivante concerne la construction d'élèments spécifiquement conçus pour être immergés et servir de récif artificiel. Toutes sortes de matériaux peuvent être utilisés tel de lourds sacs de sables, des barres de résines ou de matériaux composites. Pourtant, le béton reste l'élément le plus utilisé. Bien que très coûteux, il est aussi l'un des plus résistants. Avec ce matériau, un organisme appelé ReefBall a développé un système unique utilisant un béton auquel est ajouté un additif (le xxxxxxxx) permettant d'éliminer le xxxxxxxx, nocif pour l'environnement. Moulé selon une méthode unique, le procédé permet la reproduction de sortes de boules percées de trous, immergées en nombre pour créer le récif artificiel. C'est d'ailleurs à partir de bases de Reefball qu'ont été crées les sculptures du parc sous-marin de Cozumel.
Derniere catégorie, le procédé créé et breveté par M. Hilbertz utilise le phénomène d'électrolyse de l'eau (Hilbertz). Imaginons ainsi une installation où une série de panneaux solaires alimentent en électricité un grillage immergé se couvrant peu à peu de concrétions, . Le concrétionnement d'aragonite et de brucite, particulièrement propices à la fixation d'organismes sessiles, protège alors les élèments métalliques de l'oxydation et le récif se crée.
Pour l'ADACAS, les récifs artificiels représentent un premier pas vers l'aménagement de l'espace sous-marin. L'installation de parcs sous-marins spécifiquement dédiés aux activités de loisirs sous-marins en sont la cible principale.

